• Formation professionnelle
  • /
  • Finissants et diplômés de L'EDQ
  • Harold Rhéaume

    Diplômé 1988

    Biographie (mise à jour en juin 2015)

    Le chorégraphe Harold Rhéaume compte plus de vingt ans de carrière. Sa compagnie est un pilier du milieu chorégraphique de la ville de Québec. Fondé en 1999, Le fils d’Adrien danse s’est donné pour mission de produire une danse contemporaine «grand public». Reconnues comme accessibles, raffinées et profondément humaines, ses oeuvres touchent un public de plus en plus large, tant en Europe qu’aux quatre coins du Québec.

    Rhéaume possède un talent rare pour émouvoir par son art. Certaines de ses pièces marquent tout particulièrement. On pense à Écho (2000) dans laquelle il nous invite dans l’intimité de son salon. Ou encore Morta (2002), un duo tragique mais magnifique dédié à une amie disparue.

    Le chorégraphe brille aussi sur la scène jeunesse avec Les Cousins (2000), un trio de gamins espiègles qui tourne au Québec, à Ottawa, en Belgique et en France jusqu’en 2004. Il y a aussi Variations Mécaniques, poésie ludique à la Fred Astaire créée au Centre culturel canadien à Paris (2004) puis à la Maison des Arts de Créteil (2007), avant de tourner dans 20 salles de la France et du Québec.

    En 2005, Le fils d’Adrien aborde un «tournant réussi» (selon La Presse) avec CLASH. Bigarrée, audacieuse, accessible et pleine d’humour, la pièce fait un tabac partout au Québec jusqu’en 2009, s’arrêtant à Liverpool (Angleterre) au passage.

    En 2008, c’est la consécration au 400e de Québec. Pour l’événement, la compagnie produit Le fil de l’Histoire, une procession dansée, participative et haute en couleurs qui invite les gens à envahir les rues de la Vieille Capitale. Encensé par le public et la critique, le spectacle est l’une des vedettes des festivités. Il fait aussi de Rhéaume le lauréat du Prix du développement culturel au Gala d’excellence des arts et de la culture. Repris l’année suivante, Le fil... culmine en 2010 en faisant l’objet d’un hommage au cinéaste Gilles Carle, auquel Chloé Sainte-Marie a participé.

    Dans NU, le chorégraphe dévoile avec pudeur sa vulnérabilité. L’oeuvre que Le Devoir qualifie «d’accessibilité dans son sens noble» joue à guichet fermé à La Rotonde (Québec) en 2008 puis en 2009, et fait l’objet d’une trentaine de représentations partout au Québec.

    Avec Jumeaux, Rhéaume prend le risque de la cocréation internationale avec son homologue Yvann Alexandre, et réinvestit la Place des Arts douze ans après Les dix commandements.


    Entrevue (propos recueillis le 9 février 2015)

    Qu’est-ce qui t’a amené à intégrer le programme Danse-interprétation de la formation professionnelle de L’École de danse de Québec ?

    En fait, c’est vraiment le hasard de la vie. À l’époque, en 1985, je venais de faire une audition au Conservatoire d’art dramatique de Québec car j’aspirais à devenir comédien. J’ai été retenu pour le stage intensif et, après le stage, ils ont choisi 12 étudiants et une liste d’attente de 4 noms. J’étais le premier en haut de la liste. Mais, aucun des 12 étudiants choisis ne s’est désisté, alors, j’ai passé l’audition de L’École de danse de Québec et…j’ai été choisi. Ça fait 30 ans de cela et je suis toujours très actif dans le milieu de la danse contemporaine. Et, ironie du sort, j’enseigne le mouvement depuis 4 ans aux jeunes futurs comédiens du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

    Depuis l’obtention de ton diplôme, quelles sont les principales étapes et moments marquants de ton parcours ?

    En 1988 - j’ai été apprenti pour la compagnie Danse Partout à Québec.

    De 1989 à 1994 - j’ai été interprète et chorégraphe pour Le Groupe de la Place Royale à Ottawa.

    De 1995 à 2000 - je déménage à Montréal et danse pour les chorégraphes: Danièle Desnoyer, Hélène Blackburn, Isabelle VanGrimde, Sarah Bild, Daniel Soulières, Estelle Clareton. Parallèlement, je n’ai jamais cessé de créer et présenter mes propres oeuvres à Tangente, à Danse-Cité et à l’Agora de la danse.

    Où en est ta carrière actuellement et quels sont tes projets ?

    Depuis 2000, je suis revenu m’établir à Québec et y ai fondé ma compagnie, Le fils d’Adrien danse (qui célèbre d’ailleurs cette année ses 15 ans d’existence). J’ai créé plusieurs oeuvres qui ont été présentées à La Rotonde, Centre chorégraphique contemporain de Québec. En 2012, une première importante pour moi, j’ai présenté FLUIDE, au Grand Théâtre de Québec, qui fût aussi coproducteur de la pièce avec La Rotonde, L’Agora de la danse (Montréal) et le Festival Danse Canada (Ottawa). Mes spectacles ont aussi connus plusieurs belles tournées à travers le Québec et la France. Mes créations se retrouvent dans 3 créneaux: jeunesse, adulte et insitu. Dans le cadre insitu, 2 de mes créations (Le fil de l’Histoire et Je me souviens) ont été présentées pendant 5 ans dans plusieurs lieux historiques de la Ville de Québec.

    Parallèlement à la création et à la diffusion des oeuvres du Fils d’Adrien danse, j’ai collaboré à titre de chorégraphe à plusieurs projets avec plusieurs compagnies de théâtre de Québec, l’Opéra de Québec, l’Orchestre Symphonique de Québec, Dufour Événement et le Cirque du Soleil. Avec le cirque, j’ai créé les chorégraphies pour 2 des 5 chapitres des Chemins Invisibles à Québec, ainsi que deux événements spéciaux à Québec et à Londres. À l’automne 2014, je suis allé au Mexique pour la création de JOYÀ, le tout dernier spectacle permanent du Cirque au Mexique.

    J’ai aussi participé à l’exposition CORPS REBELLES à titre de conseiller au contenu. Cette exposition sera inaugurée le 10 mars 2015.

    Il y a quelques mois, je fus élu à titre de président du Regroupement québécois de la danse.

    Quels conseils donnerais-tu à des jeunes passionnés de danse qui envisagent une carrière ?

    S’ils sont passionnés, c’est déjà un très bon début. Ensuite, je leur dirais simplement d’être proactifs une fois sortis de l’école. C’est un milieu qui demande qu’on s’engage au quotidien. Rien ne vient à toi, tu dois aller vers l’autre.

    C’est un métier unique en son genre. Très difficile, il demande de la persévérance, une discipline personnelle très solide et de la patience. Mais, une fois qu’on a les 2 pieds dedans, ça peut être le plus beau métier du monde.

     



    ET LA PASSION S'ÉLÈVE

    L'École de danse de Québec

    Centre de production artistique et culturelle Alyne-LeBel
    310, boulevard Langelier, bureau 214
    Québec (Québec) G1K 5N3

    Téléphone : 418-649-4715
    Télécopieur : 418-649-4702

    info@ledq.qc.ca

    Heures d'ouverture

    Secrétariat, bureau 214, 1er étage :
    Lundi au vendredi : 9h à 12h et 13h à 16h

    Réception, rez-de-chaussée :
    Lundi au vendredi : 16h30 à 21h30
    Samedi : 8h30 à 18h
    Dimanche : 8h30 à 15h15 

    À noter que l'École est fermée les soirs de semaines et les fins de semaines entre fin mai et début septembre.

    Suivez nous sur :   

    Soutenez-nous :   

    Faire un don maintenant par CanadaHelps.org!
    © 2011-2019 - L'École de danse de Québec.