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L'école de danse de Québec

SFS 2021 : Les envolées de l’ombre - une création originale d'Annie Gagnon

21 juin 2021

« Dans toutes mes créations, je crois qu’il y a une constante. Quelque part, je retourne toujours au passage du temps, à cette transformation obligée de la jeunesse à la vieillesse. Je reste complètement fascinée par l’idée du temps qui s’écoule et de notre évolution comme individu et société à l’intérieur de celui-ci. » 

Entrevue avec Annie Gagnon, interprète, chorégraphe et enseignante qui signe la création originale  Les envolées de l’ombre des étudiant.e.s de 1ère année à la Formation supérieure en danse contemporaine de L’École de danse de Québec. La pièce est présentement à l’affiche dans le cadre du Spectacle de fin de saison 2021 (SFS 2021) de la Formation supérieure de L’EDQ.

L’interprète, chorégraphe et enseignante Annie Gagnon signe la création originale Les envolées de l’ombre, créée pour les étudiantes de 1ère année dans le cadre du Spectacle de fin de saison 2021 de la Formation supérieure en danse contemporaine de l’École,  disponible en ligne du 10 au 23 juin 2021 inclusivement.

Dans cette mini-entrevue, elle nous fait part de ses démarches de création en tant qu'enseignante, de sa source d'inspiration pour Les envolées de l'ombre, ainsi que de ses conseils aux futurs étudiants en danse contemporaine.

  • Lorsque vous enseignez aux futurs professionnels de la danse, qu’est-ce que vous souhaitez leur transmettre en premier lieu?

Ce qui est le plus important pour moi, que je travaille avec des étudiants ou avec des professionnels, c’est d’établir une relation de confiance. J’essaie de faire en sorte que chacun des individus qui se retrouve en studio avec moi se sente en pleine confiance. Transmettre la confiance en soi, pour ensuite mettre en lumière ce qui est beau, fort et unique en chacun des artistes avec qui j’ai la chance de travailler, voilà ce qui compte le plus dans ma démarche de création. 

  • Qu’est-ce qui vous a inspirée dans votre travail comme chorégraphe pour Les envolées de l’ombre

Quand on m’a approchée pour chorégraphier sur les 1ère année, j’ai tout de suite demandé à Lyne [NDLR : Lyne Binette, directrice des études de L'EDQ] si je pouvais aller les voir danser. Je suis allée les observer dans un cours d’improvisation, ce qui m’a permis de les connaître un peu, de voir comment chacun d’eux bougeait, comment ils créaient, etc. Cette observation m’a permis d’arriver en studio avec des personnages, ou si vous préférez, une couleur propre à chacun. Il y avait La fille du sable (Mégan), Le personnage en noir (Frédérique), Petit Oiseau (Héloïse), Le Vieux (Marc-Aurèle), La Tisseuse (Rachel) et La Brise (Chloe). Je suis donc partie d’eux, de ce que j’ai cru percevoir de ce qu’ils étaient pour ensuite les placer au centre de mon univers à moi ; c’est-à-dire un monde d’escabeaux et de sable. Il ne me restait plus qu’à faire vivre, à travers les corps, ce microcosme. 

Dans toutes mes créations, je crois qu’il y a une constante. Quelque part, je retourne toujours au passage du temps, à cette transformation obligée de la jeunesse à la vieillesse. Je reste complètement fascinée par l’idée du temps qui s’écoule et de notre évolution comme individu et société à l’intérieur de celui-ci. 

  • Si vous deviez donner un conseil aux étudiant.e.s en danse contemporaine, quel serait-il?

Je crois que je leur dirais de toujours écouter leur instinct et leur corps. Le corps est intelligent et l’instinct est de bon conseil. Je leur dirais ensuite de ne jamais persister  là où ils ne se sentent pas bien. Le monde est pluriel, et ce qui correspond bien à un artiste ne correspond pas à l’autre. Il faut trouver le chemin qui nous est propre, et travailler avec ceux avec qui on se sent totalement libre et en confiance. C’est très important je pense pour s’épanouir dans le métier. Rester toujours proche de ce que l’on est. 

L’École de danse de Québec tient à remercier Annie Gagnon pour le partage de ces quelques pensées avec le public!

L’EDQ reçoit chaque année plusieurs artistes, chorégraphes et professeurs invités afin d’initier les étudiants-danseurs à divers processus créatifs.

***

Annie Gagnon, diplômée 2009 de L’EDQ, est interprète, chorégraphe et enseignante.

On la voit d’abord danser en 2009 dans Osez! avec Mélanie Demers et Catherine Tardif, et à Newport en 2010 avec Louise Bédard. La même année, on la retrouve dans Cinq Humeurs d’Emmanuel Jouthe, La Noce d’Harold Rhéaume et 275 km de Rencontre sur l’autoroute. En 2011, elle interprète Père et Mère de Mario Veillette, avec qui elle dansera à nouveau dans Bach, le mal nécessaire en 2013. Elle fait une incursion dans le monde du théâtre physique avec Imagination du monde de Hanna Abd El Nour, et Les Noctambules des Incomplètes. Elle danse aussi pour des chorégraphes émergents dont Caroline Drolet et Roxanne Laporte. Ayant toujours apprécié la liberté et spontanéité de l’improvisation, Annie participe régulièrement aux matchs d’improvisation de Code Universel, pour qui elle interprète aussi Œuvre sociographique. En 2012, Annie fonde sa compagnie de création D’Eux. Dès 2011, elle produit un programme double diffusé par La Rotonde, soit Cocoon, et Les larmes d’Anna K., duo de Louise Bédard qu’elle danse aux côtés de Jean-François Duke. En 2013, elle crée PETIT pour les finissantes de L’EDQ et revient en 2017 pour la pièce Parce que l’histoire se répète encore. Elle est à nouveau programmée par La Rotonde avec Noire en mai 2014. Dans les dernières années, on peut toujours la voir danser avec Le Crue, dans le projet Osez! de Danse K par K et pour le collectif Zia Lab (Geneviève Duong). Cette année, elle touche pour la première fois à la réalisation avec le film Élégie, présenté en webdiffusion par La Rotonde, en co-production avec Les Violons du Roy et La Rotonde. Aussi enseignante, elle fait partie du corps enseignant de l’Option Théâtre-Études de Cardinal-Roy depuis 2011.  

VISIONNEZ LES ENVOLÉES DE L'OMBRE

Les envolées de l'ombre est disponible en ligne jusqu’au 23 juin 2021 inclusivement, dans le cadre du Spectacle de fin de saison 2021 des étudiant.e.s à la Formation supérieure en danse contemporaine de L’École de danse de Québec.

Étudiant.e.s de 1ère année : Héloïse Le Bagousse, Rachel Amozigh, Jessica Denault, Marc-Aurèle Euzenot, Mégan Lebel, Frédérique Delisle, Cloe Arias, Clodie Lambert, Mia Boudreau, Lili-Rose Paquet Langlois, Anne-charlotte Lajoie

*Le programme Danse-interprétation de L'École de danse de Québec est offert en partenariat avec le Cégep de Sainte-Foy.

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